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Une raison de
vivre
Accepter
son rêve
Une raison de vivre
Tamara Messenger
Une de mes connaissances s'est récemment supprimée.
Elle était jeune, belle et pleine de talent. Lorsque j'ai
appris son décès, j'ai ressenti une énorme
compassion pour ce au travers de quoi elle venait de passer. Parce
que voyez-vous, j'en reviens. Tout comme elle, je me suis retrouvée à croire
totalement toutes ces pensées désespérées
et destructives qui me disaient que c'était sans issues.
Il fut un temps où dans ma vie j'ai vraiment cru que les
gens que j'aimais seraient bien mieux sans moi.
Je ne suis pas allée jusqu'au bout, et n'ai pas tenté de
me suicider. J'ai eu une seconde chance pour me créer une
vie nouvelle. Ce qui est si triste avec la mort, c'est son côté irrémédiable.
Vu de l'extérieur, toute épreuve a une solution évidente
pour les autres. Ce qu'il faut, c'est un de changement perception.
Mais dans notre tête, il est presque impossible de le faire, à moins
de rester très vigilant. Je me méfie maintenant de
mon cerveau, et quand je m'entends me dire des
choses du genre : « Je n'ai rien à dire. Je n'ai aucune
importance. C'est bien trop bête pour en parler »,
ou l'inverse, le discours défensif du genre : « Je
ne suis pas si énervée que ça, je vais très
bien », je me rappelle alors que je suis en train d'écouter
ma radio interne qui fait la promotion de la douleur et de la peine,
et que j'ai le pouvoir de tourner le bouton .
Je vous demande de faire un peu d'introspection et d'écouter
votre monologue interne, et de prendre conscience de ces schémas
de pensées que vous considérez comme normaux. Que
vous dites-vous lorsque vous êtes énervé ?
Que vous dites-vous pour vous décourager ? Commencez par
reconnaître votre propre station radio, et apprenez à vous
en distancer.
Il m'arrive encore de me laisser par ma tête, pour des choses
ridicules mais aussi des choses importantes. Toutes ces choses
auxquelles je m'identifie et que je n'ai pas encore reconnues comme étant
juste un programme de radio continuent de me toucher. Dans le cas
de la mort de cette jeune femme, je m'étais rendue compte
qu'elle était très triste et je lui en ai parlé plusieurs
fois. Mais j'ai fini par croire ces pensées qui me disaient
que je ne la connaissais pas assez pour avoir le droit de la faire
s'asseoir et l'interroger sur ce qui n'allait pas. Je pensais que
je n'avais pas grand impact sur sa vie, que je n'étais qu'une
nouvelle venue.
C'est en écrivant ceci, que je me suis rendue compte que
j'étais déprimée, il ne m'est pas venu à l'esprit
de me dire « Bon, c'est fini, je vais arrêter de ne
pas m'aimer ! » On ne nous a pas appris à réaliser
que nous avions une option autre que souffrir.
Peut-être que nous avons été conditionné depuis
notre enfance à accepter la souffrance, et à la considérer
comme normale. Nous avons tous entendu des
choses comme : « sois un homme », ou « tu dois être
fort ». Mais on ne nous a jamais dit : « Combien de
plaisir peux tu prendre ? » « Extériorise tes
sentiments », « Combien de bonheur es-tu prêt à accepter
dans ta vie ? »
Il se peut aussi que nous ayons une dépendance à la
souffrance. Une dépendance réelle et physique à la
souffrance. Cela produit une certaine euphorie dans notre système.
Comme celle du coureur, ou celle produite par le sucre, les cigarettes
ou l'alcool. Nous sommes alors dépendants de l'euphorie
produite par des émotions ou des pensées négatives.
Nos corps sont touchés par nos émotions et nos émotions
sont touchées par nos pensées..
La colère, par exemple, produit une euphorie physique lorsqu'il
y a afflux d'énergie et de sang dans notre tête et
nos bras pour nous préparer au combat. La peur, de la même
façon, produit un autre genre d'euphorie physique ou il
y a afflux d'énergie et de sang dans nos jambes pour nous
préparer à fuir. Nous y sommes habitués. Nous
le recherchons. Nous avons des parcs d'attractions, des trains.
Nous avons des montagnes russes, des films d'aventures ou d'horreur,
des sports extrêmes.
L'amour aussi produit une euphorie physique. C'est une sensation
diffuse qui nous réchauffe partout mais que nous ne sommes
pas habitués à rechercher
lorsque nous désirons un afflux d'émotion.
Et de toute façon, c'est quoi, le but de la vie?
Peut-être sommes-nous sur terre pour apprendre à aimer
chaque partie de nous-mêmes. Peut-être sommes-nous
ici pour apprendre comment dissoudre toutes les barrières
que nous avons élevées en nous pour nous séparer
de l'amour.
Mais « il est égoïste de penser à soi-même
d'abord ! » Combien d'entre-nous ont entendu cela dans notre
enfance ? Si vous ne commencez pas d'abord par vous aimezŠ il
vous sera alors impossible d'aimer vraiment. Je suis en train d'apprendre à embrasser
tous ces aspects de moi-même, toutes ces pensées critiques
de moi-même, tous ces jugements, et un après l'autre,
petit à petit, ils ont fini par me laisser tranquille, et
j'ai commencé à me sentir plus en paix, capable de
plus d'amour pour moi-même et les autres autour de moi. Voilà ce
que j'ai à vous offrir.
La raison pour laquelle je me lève chaque matin, c'est
que je veux passer au travers de toutes mes résistances
et ma dépendance habituelle à la souffrance pour
faire de ma vie un chef d'oeuvre de beauté et d'amour. À tout
moment je fais de mon mieux pour choisir quelle station radio interne
je veux écouter, et je me lance un défi : jusqu'à quel
degré d'exception suis-je prête à aller et
mener ma vie ? »
Je vous laisserai avec cette question que les enfants psychiques
ont posé partout dans le monde : Comment réagiriez-vous
et que feriez-vous si vous réalisiez que vous ÊTES
des Messagers de l'Amour ?
ALORS COMMENCEZ DÈS MAINTENANT.

 Accepter son rêve
Tamara Messenger
publié dans le numéro avril/mai du Cinquième
Serment
Vivre le Paradis sur Terre commence par savoir et accepter pleinement
qui et où nous sommes. Vous pouvez vivre ce rêve en
ayant accès à un état de totale acceptation
de ce qui est, et en vivant dans le moment.
Prétendons que vous êtes perdu et au téléphone
avec quelqu'un pour lui demander quel chemin prendre. Vous êtes
déjà en retard et très négatif à ce
sujet. Vous pensez que vous devriez être déjà bien
plus près que vous ne l'êtes et vous lui donnez une
fausse adresse. Cela vous mettra dans l'impossibilité de
trouver le bon chemin pour vous rendre à destination. Les
indications que vous recevez seront basées sur la location
imaginaire donnée, et non pas sur là où vous
vous trouvez en réalité. Vous allez alors tourner
en rond, complètement perdu, jusqu'à ce que vous
trouviez le courage de faire face à votre position réelle,
et rappeler la personne pour enfin la lui donner. Tout ceci n'est
qu'une métaphore pour ce qui nous arrive lorsque nous trichons
et préférons penser que nous sommes différents
de ce que nous
sommes vraiment.
Ce n'est que lorsque l'on accède à l'endroit en
soi du lâcher-prise total, et que l'on accepte qui on est
vraiment que l'on peut réellement agir et faire de sa vie
un chef d'oeuvre. Cela ne peut venir que d'un endroit d'acceptation
et de présence. Cela permet d'être en paix avec soi-même
et plein d'amour pour soi-même, même dans les moments
les plus difficiles. Cela ne veut pas dire que l'on est devenu
passif, et que l'on regarde la vie passer devant nous. On agit
alors avec confiance au lieu de tomber dans l'abîme sans
fond de vouloir s'améliorer et améliorer les autres.
On n'essaie plus d'échapper frénétiquement à qui,
ce que et où l'on est.
Plus facile à dire qu'à faire ! vous devez penser.
Tout rituel ou exercice vous rappelant de vous aimer est particulièrement
bénéfique au début, pour que vous puissiez
faire semblant jusqu'à ce que vous y arriviez vraiment.
Vous pourrez compter sur ces outils jusqu'à ce que l'amour
fasse partie intégrante de vous-même. Maîtriser
la prise de conscience est la clé de ce processus. Cela
requiert une observation constante et neutre de ce que l'on pense,
ressent et fait. Voilà quelques exercices choisis par mes élèves
pour amplifier votre présence dans le moment et accepter
ce qui est :
- Votre nouveau corps bionique : Séparez le bavardage intérieur
incessant des sentiments ressentis dans le corps. Prétendez
que vous venez tout juste de commencer à vivre dans votre
nouveau corps bionique, qui est équipé de senseurs
partout. Bien entendu, vous êtes curieux de savoir comment
ce nouveau corps-machine fonctionne. Vous n'avez aucun jugement
particulier par rapport à telle sensation ou telle autre.
Chaque fois que vous percevez un sentiment, prétendez que
vous mettez en marche vos senseurs bioniques et faites l'expérience
rempli de curiosité des sensations qu'il vous procure. Il
se peut que vous ressentiez une contraction ici, une tension là,
un chatouillement là-bas. Si une pensée ou un souvenir
vous viennent, écrivez les, puis reprenez conscience de
votre corps. Il se peut que vous associez
ces sensations avec une couleur spécifique, un son ou une
forme. Respirez profondément en leur sein, allez vers eux,
relaxez-vous en eux et permettez leur de se métamorphoser
en d'autres sensations, formes ou couleurs. Laissez-les allez jusqu'au
bout de leur course, au lieu de vous en défendre, ou de
vous laisser endormir par eux. Toute souffrance se dissout naturellement
lorsqu'on l'accepte pleinement.
- Le bavard : Lorsque votre cerveau commente sans arrêt,
vous pouvez prétendre arrêter un magnétophone
imaginaire dans votre tête. Un magnétophone ne juge
pas la qualité de ce qui est enregistré, il se contente
de traiter puis enregistrer les informations reçues. Pour
varier, vous pouvez prétendre que vous tournez une vidéo
sur une "émission sur la nature", et vous prenez
conscience du moment où la voix intérieure commence à commenter
l'action.
- Écoutez pour sortir de votre tête : Faites passer
votre écoute à l'extérieur, concentrez-vous
sur le bruit d'une voiture qui passe, le vent dans les branchesŠ C'est
un exercice de tous les jours excellent. Dès que vous vous
rendez compte que vous êtes immergé dans votre monologue
intérieur, concentrez-vous simplement sur l'extérieur
encore et encore. Parfois, une pensée contenant une émotion
forte vous viendra. Écrivez-la dans un carnet, pour que
plus tard vous utilisiez la chasse ou le rêve pour casser
ce serment particulier. Puis retournez à votre concentration
sur l'extérieur.
Ces exercices vous permettent de prendre le rôle de témoin.
Ils vous permettent d'arrêter de vous croire, d'arrêter
de prendre vos pensées et vos sentiments personnellement.
Vous pouvez vous sentir très bien à l'intérieur
même si votre corps est torturé par la peur. Vous
permettez aux sensations de traverser tout votre corps, sans vouloir
les arrêter, utiliser quelqu'un d'autre comme souffre-douleur,
ou les réprimer. Vous êtes maintenant maître
de vos émotions et impulsions, au lieu que ce soit elles
qui vous dominent et vous contrôlent.
Alors que vous commencerez ce processus de noter et de vous séparer
de toute croyance présente dans votre esprit, vous prendrez
conscience de votre position réelle dans la vie. Vous pourrez
alors choisir quelles croyances soutiennent votre marche en avant
vers un état supérieur d'acceptation et d'amour,
et abandonner celles qui vous maintiennent dans un état
de souffrance et de séparation. Petit à petit, vous
découvrirez le vous réel qui réside à l'état
dormant sous votre montagne de croyances. Alors que vous vous en
libérez, vous reconquérez votre pouvoir et laissez
votre amour rayonner. Amusez-vous bien au cours de cette aventure
!
Tamara Messenger est une enseignante et guérisseuse toltèque.
Elle utilise ses 10 années d'expérience à pratiquer
la prise de conscience du moment, et ses qualités de guérisseuse
pour guider les autres vers leur moi réel. Avec votre consentement,
pendant les sessions de thérapies physiques, elle accède à votre
rêve personnel, vos schémas inconscients et ancestraux
et les transforme énergétiquement. Tamara offre sessions
ou apprentissage, au niveau national ou international, en anglais
ou en français. Pour toute question, appelez le (619) 795-6170.

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